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 Slayers Special 1 : traduction française intégrale de l'histoire "Le Prince de Saillune"

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Gruic
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MessageSujet: Slayers Special 1 : traduction française intégrale de l'histoire "Le Prince de Saillune"   Ven 29 Mai - 14:13

Le prince de Saillune



Traduit en anglais par Fighting Dreamers Scanlation
https://fightingdreamersscanlations.wordpress.com/


Traduit de l’anglais au français par Merlock pour le site Slayers Evolution-R.
http://slayersevolutionr.free.fr/
Relecture : Liclic
Edition : Gruic

Avant-propos :
Le Prince de Saillune est la toute première histoire de Slayers prépubliée dans Dragon Magazine en 1989. Il existe 2 versions de ce pilote : celui envoyé à la direction et celui remanié pour la publication finale. Nous proposons ici la version finale publiée dans le premier recueil en 1991.



« Seriez-vous une sorcière, par hasard ? », me demanda l’homme.

Cela se passait dans un petit village, dans une maisonnette dotée d’une seule pièce, juste après que j’eus commandé une autre portion du dîner spécial de Missus, le patron de l’auberge.

Je regardais l’homme et me mis à hocher doucement la tête. Même si je sais bien que hocher doucement la tête est le genre de choses que l’on fait pour déclarer quelque chose, je ne l’avais fait que parce que j’avais la bouche pleine et que je ne pouvais pas vraiment répondre autrement.

Je portais une cape noire, un bandana, un collier et une amulette-joyau sur l’épée courte qui pendait à ma ceinture. Vêtue ainsi, si je n’avais pas été une sorcière, j'aurais été soit une saltimbanque soit une folle !

L’homme me regarda gravement. Il portait des vêtements de prêtre, pourtant il avait toujours l’air d’un jeune homme, et beau par-dessus le marché. D’ici quelques années, il deviendrait sans doute un bel homme mûr.

« Quel soulagement », poursuivi-t-il, « je vous cherchais. Après tout, ici c’est un petit village. Aucun d’entre nous n’est réellement capable de se battre... »

« Capable de se battre ? » Je répétais ces mots après avoir avalé la nourriture qui me restait en bouche. Apparemment, ce n’était pas après mon charme personnel qu’il en avait.

« Si vous êtes d’accord, nous aimerions avoir votre assistance pour un certain travail… »

« Hé bien poursuivez. J’écoute votre histoire », répondis-je d’une voix exagérément calme et profonde.

Je sais bien que ce n’est pas le genre de ton que l’on s’attend à voir être utilisé par une femme, mais il m’était arrivé trop souvent de me voir retirer une proposition pour n’avoir pas fait montre de suffisamment de résolution. Le monde n’est qu’un vaste théâtre.

« Dans ce cas, veuillez s’il vous plaît me suivre à la table derrière. »

« Mais avant… », j’interrompis d’un mot le geste que l’homme s’apprêtait à faire avec son bras et poursuivis : « Hé, Missus, je prendrai le reste de mon dîner à la table de derrière, s’il vous plaît ! »

Avant même que je m'en rende compte, l’homme avait commencé à me regarder d’un air soupçonneux. Et ça, ce n’était pas bon.

« Bon, hé bien allons-y !», dis-je calmement, mais en paniquant un peu intérieurement.

Naturellement, l’homme continuait de me regarder d’un air soupçonneux.

Un client était déjà assis à la table. Barbu et trapu, c’était un homme plutôt costaud qui portait une épée bâtarde attachée dans le dos. S’il avait été plus petit de quelques pouces il aurait pu passer pour un nain, mais tel qu’il se présentait, personne n’aurait été surpris d’apprendre qu’il était l’homme de main d’un individu peu recommandable.

J’étais nerveuse.

Même si je sais utiliser la magie, je ne suis après tout qu’une jolie jeune fille (oui, je parle de moi et je suis sérieuse.) Comment aurais-je pu régler son compte à un homme de main de ce genre en un pareil endroit… ?

« Je vous cherchais. » L’homme qui m’avait conduit à la table salua l’homme de main en s’inclinant légèrement.

« Hurrumph », acquiesça simplement l’homme de main.

Il était en présence d’une dame et pourtant il n’avait pas fait le moindre effort pour se lever de sa chaise. Un brigand ! Ce type devait être un brigand ! Depuis le jour de ma première proposition de ce genre, je pouvais repérer ce genre de type à une lieue de distance.

« Qu’importe… prenez un siège. » l’homme me fit signe de m’asseoir en face de l'individu peu recommandable. Sans un mot, je m’assis. Évidemment, je ne me sentais pas à l’aise.

« Avant de commencer, je voudrais vous montrer mon sceau pour que vous sachiez qui je suis », déclara le brigand avec une lueur surnaturelle dans le regard.

« Je vous en prie, ce n’est pas la peine de me montrer votre ‘sceau’… », répliquais-je.

Soudain, il brandit une dague juste devant mon visage. Mais il me montrait la garde au lieu de la lame. C’était très grossier, mais pas menaçant. Et sur la garde était gravé un symbole familier…

« Oh ? Ce symbole ressemble à… », commençais-je.

« Vous ne vous trompez pas ! », annonça avec fierté l’homme qui m’avait conduite à la table.

Je ne voyais pas ce qu’il entendait par là, mais il poursuivit :

« Cet homme est le premier héritier du trône de Saillune. Le Prince Philionel El Di Saillune !»

Achevez-moi ! Achevez-moi ! Achevez-moi !


Je m’effondrai lentement à genoux sur le sol, mon manteau se déchirant dans le même mouvement en un bruit sec, vu qu’il était coincé entre mes fesses et ma chaise.

L’espace d’un instant, un voile noir me passa devant les yeux !

Si vous demandiez à quelqu’un d’imaginer un prince, la plupart des gens imagineraient un beau jeune homme chevauchant un étalon blanc, tandis que les autres feraient s’emballer leur imagination en rêvant à quelque autre personnage sublimé par la radiance d’une pleine lune.
En tout état de cause, le mot prince sous entendait également des mots tels que gracieux, viril et absolument beau. En toute honnêteté, c’est le genre d’images que j’avais à l’esprit ces dernières années pour ce qui était de l’apparence d’un prince.

J’avais assurément entendu des rumeurs selon lesquelles le Prince Philionel el di Saillune voyageait dans le coin, seul et incognito. Honnêtement, j’avais eu la fantaisie d’imaginer que nos chemins se croiseraient et qu’il serait ensorcelé par ma beauté, sans être effrayé par ma magie…
En d’autres termes, que le beau prince charmant tomberait à genoux devant moi pour me demander sur le champ en mariage, m’offrant la richesse et le bonheur dont rêvent toutes les filles.

Mais ce rêve venait de s’effondrer sous mes yeux. Parce qu’il n’y avait pas d’erreur possible : cet homme était bien réel !


Personne ne serait assez fou pour essayer de tromper une sorcière en essayant de lui faire croire qu’il est un prince.

En outre, si quelqu’un était pris en possession du sceau royal sans être lui-même de la lignée royale, il serait exécuté sans procès.

Plus que probablement…

Si le roi en exercice règne, un prince reste un prince, qu’il ait douze ou quarante ans. Maintenant que j’y réfléchissais, je n’avais jamais su exactement quel âge pouvait bien avoir le prince de Saillune. En d’autres termes, pour ce qui était de ce prince, j’avais sauté aux mauvaises conclusions, simplement à cause de son titre.

« Est-ce que vous vous sentez bien ? »

« Bien sûr que non je ne vais pas bien», répondis-je à l’homme qui n’avait d’ailleurs pas du tout l’air préoccupé par mon bien-être, je parvins malgré tout à me remettre sur ma chaise.

« Actuellement, je voyage incognito. Alors ne soyez pas aussi formelle avec moi. »

Là n’est PAS la question pour l’instant ! Prince…

« Oh, je suis son prêtre, Randy. Pourriez-vous s’il vous plaît nous donner votre nom ? »

« Lina. Lina Inverse. »

À l’instant même où je leur donnais mon nom, le pirate (je trouvais toujours trop bizarre de l’appeler prince, ça sonnait tellement… faux !) et Randy poussèrent à l’unisson un cri retentissant.

Je n’en ai peut-être pas l’air, mais en réalité je suis assez célèbre.

« Alors vous êtes cette jeune magicienne dont tout le monde parle ? »

« Lina la tueuse de brigands ! »

De grosses gouttes de sueur perlèrent sur mon front.

Je tombais de ma chaise encore une fois. Ceci fut irrémédiablement fatal à ma cape. Mais que diable les gens pouvaient-il bien se raconter sur mon compte, dans mon dos ?

« Hmm, nous avons entendu des rumeurs vont concernant. »

« Nous avons entendu dire que vous avez restitué à leurs légitimes propriétaires leurs biens volés par un millier de brigands et fait en sorte que ces brigands ne puissent plus jamais s’en prendre à que qui que ce soit. »

Mensonges ! Rien que des mensonges !!, hurlais-je intérieurement.

Je veux dire que le fond était assez vrai, mais il n’y avait pas autant de brigands que cela.

Mais je ne voulais pas les détromper. Après tout, ce que Randy avait dit était assez juste. Je ne m’en suis jamais pris à quiconque n’était pas un voleur. Je ne tire ni fierté ni plaisir à priver les innocents de leurs biens ou de leur liberté. Par contre, j’apprécie d’une bonne bagarre de temps en temps avec des gens pas si innocents que ça.

A-hem… !


En outre, étant une sorcière, je dois rester fidèle à ma réputation. Si vous ne me croyez pas, regardez-vous bien, espèce de fainéant habitant Saillune, couvert de dettes mais parvenant toujours à trouver à manger. Essayez simplement d’entrer dans une boutique de magie et demandez une assiettée de fruits de Plaudia. Avec un peu de chance, vous aurez une assiette avec juste un morceau de fruit dessus et vous ne serez pas plus avancé.

Il y a même eu un incident ennuyeux à l’époque où je venais juste de quitter ma ville natale et possédais assez d’argent pour acheter un petit château, y compris sa garnison. Quand J’entrais dans une boutique pour y acheter de l’herbe de Bamun, le chat du boutiquier jouait à proximité et la renversa accidentellement, de sorte que je dû aller démolir quelques cinq bandes de brigands.

Ou peut-être que tout cela n’avait aucun rapport…

Mais quoi qu’il en soit, je ne pense pas que les gens me connaissent sous deux réputations en complète opposition… Du moins je l’espère.

« Qu’est-ce que vous entendez par les expressions ‘cette jeune magicienne’ et ‘tueuse de brigands’… ? », demandais-je.

« Si l’on en croit les rumeurs, vous vous surnommez vous-mêmes ainsi. », répondit rapidement Randy.

« Je ne me surnomme assurément pas moi-même de la sorte ! »

« Eh bien ça n’a aucune importance », interrompit le prince-brigand.

Aucune importance ?

« Vous pouvez m’appeler Phil. Après tout, je suis actuellement incognito et je suis certain que Prince Philionel est un titre un peu trop long à prononcer », dit-il avec un petit rictus.

J’estimais que je pouvais le remercier pour cette faveur. S’il m’avait demandé de l’appeler par son titre ou quelque autre bizarrerie de ce genre, mon unique option aurait été de m’enfuir en courant !

« Et maintenant, venons-en à nos affaires… Randy ».

« Oui. »

Et le prêtre commença à me décrire le travail demandé. C’était en fait une affaire tout à fait ordinaire. Un monstre avait élu domicile dans une grotte des environs, les récoltes avaient été ravagées, des maisons avaient été pillées et le précieux Orbe de guérison appartenant à l’unique prêtre du village avait été volé…

C’était le genre d’histoire à vous mettre les larmes aux yeux.

Et le voyage de Phil l’avait fait précisément traverser ce village tragique. L’histoire le mit suffisamment en boule pour qu’il déclare qu’il ne pouvait pas laisser ses sujets souffrir de la sorte et il décida d’engager quelqu’un pour exorciser le monstre, même si cette pratique était considérée comme un petit peu archaïque selon les standards d’aujourd’hui.

« Qui plus est, il est vraiment dommage que Randy soit le seul homme de ce village à savoir se battre. C’est un petit village sans un seul soldat à cheval. Je m’inquiétais de voir les villageois perdre tout espoir… jusqu’à ce que j'entende parler de vous. », ajouta Phil après que Randy eut fini son histoire.

« Randy est le seul à… », commençais-je, « Vous ne combattrez pas ? », demandais-je sans réfléchir.

« Chut ! », essaya de m’interrompre Randy.

Oups… ! Je comprenais. J’avais oublié l’espace d’un instant que Phil était le futur roi (même si je persistais à refuser de le désigner par son titre de prince). C’est juste qu’au lieu de se tenir royalement assis sur un trône, il avait plutôt l’air du genre à brandir une épée sur un champ de bataille.

« Eh bien… D’ordinaire, il n’est pas coutume pour le futur roi de prendre les armes et de combattre au milieu de ses sujets pour leur bien-être… », répondit Phil d’un air un peu embarrassé.

Il m’avait plutôt l’air d’un noble de salon (excusez-moi) qui n’avait pas l’intention de se salir les mains. Pour dire le moins.

« Ou plutôt… je n’en ai peut-être pas l’air, mais je suis opposé à la violence… »

« Foutu menteur ! »

J’avais dit cela à haute voix, avant même de m’en être rendue compte.

***

« Bon, laissons cela pour l’instant, » répondit Phil avec une charmante désinvolture que peu d’hommes ordinaires auraient pu conserver après une sortie telle que la mienne.

Je suppose que c’était la preuve de son caractère exceptionnel. Encore que cela pouvait aussi être la preuve de sa stupidité exceptionnelle.

« Naturellement, cela ne signifie pas que je vous confie cette tâche à tous les deux tandis que je resterai assis derrière et profiterai du spectacle. », continua-t-il. « Je vous accompagnerai tous les deux dans une certaine mesure. Après tout, en attendant que l’Orbe magique du guérisseur soit récupérée, de nombreuses personnes souffrantes peuvent arriver. C’est en leur nom que je vous demande votre aide. Que dites-vous de cela… ? »

En vérité, ça n’avait pas l’air d’une mauvaise affaire… et de toute façon je n’avais rien de mieux à faire pour le moment. Je décidai alors d’accepter cette requête.

« Bien ! Alors vous acceptez ?! » Stimulé par l’aura de Phil, même le si maniéré Randy se mit à sauter de joie.

« Alors préparons-nous immédiatement pour la tâche à accomplir. », poursuivis- je, « Mais avant cela, vous avez mentionné qu’il y avait de nombreuses personnes malades. Randy, si vous êtes un prêtre vous devez certainement vous y connaître assez en magie blanche pour pouvoir en faire bénéficier les villageois. Dans ce cas, pourriez-vous s’il vous plaît le faire avant que nous partions… ? »

« Eh ! Je voudrais bien, mais... », commença Randy, en se grattant la tête d’un air gêné. « Mais mon titre de prêtre est plus qu'un simple titre… et bien que je puisse pratiquer le sort de Recovery, cela ne servira pas à grand-chose, dans le cas présent…  ne pensez-vous pas ? »

« Non, en effet. »

Phil avait une étrange expression sur le visage tandis que nous discutions.

« Le sort de Recovery ne peut-il pas les soigner ? », hasarda-t-il.

Hé ! Comment pouvez-vous prétendre vous qualifier de premier héritier royal du trône en sortant des énormités pareilles ? C’est du moins ce que j’étais à deux doigts de lui hurler.

Sailune était souvent considérée comme la capitale de la magie blanche, simplement parce que, par pure coïncidence, elle accueille un très grand nombre de pratiquants de ce type de magie. Mais les utilisateurs de magie blanche ne sont pas tous capables de faire usage de sorts de soins. Je suppose, finalement, que c’était un autre préjugé aveugle de ma part.

Tous les êtres vivants possèdent le pouvoir de guérir leurs blessures et maladies. Le sort de Recovery amplifie simplement ce potentiel naturel, par lequel les patients peuvent se guérir eux-mêmes.

Si la maladie est si grave que le sort de Recovery ne peut la guérir, cela signifie que la maladie a pris le contrôle du corps. Nous autres sorciers, tendons à désigner familièrement ce phénomène par le mot bactérie. Si un sorcier incompétent tente d’utiliser le sort de Recovery, c’est le potentiel de croissance des bactéries qui se retrouve augmenté et elles peuvent alors se multiplier et muter en une maladie encore plus dégoûtante.
Avant mon départ pour ma propre quête, alors que je venais juste d’apprendre le sort de Recovery, mais sans avoir compris sa véritable nature, cela me démangeait de l’utiliser. Justement, une dame de mon village avait attrapé un rhume. Dans le but d’épater la galerie, je la bénis en toute confiance avec Recovery et transformai son simple rhume en pneumonie. Une histoire amusante.
Sauf qu’elle me battit comme plâtre après que son état se fut amélioré.

Mais je n’avais pas la patience de raconter cette histoire et de me lancer dans une explication au profit du prince. C’était peut-être encore un de mes préjugés, mais j’avais l’impression que même si j’ai essayais de lui expliquer ça il ne comprendrait pas.

« Eh bien, c'est comme ça que marche le monde. », dis-je.

« Je vois. C'est logique. », répondit Phil dans un surprenant éclair de compréhension.

***

Nous arrivâmes très rapidement sur les lieux. Ce n’était pas très loin du village.

« Alors voici l’endroit… », déclara Phil, vêtu d’une armure rapiécée, à Randy qui était également vêtu d’un manteau en charpie.

Pourquoi ces deux-là étaient-ils dans cet état ? On pouvait se le demander, même si je pense que c’est sans importance. Alors que nous étions en chemin, nous étions arrivés au pied d’une grande chute d’eau et j’avais demandé que nous nous y arrêtions pour que je puisse aller faire trempette. Je déteste être baignée de sueur… et d’ailleurs je ne pense pas qu’il y a beaucoup de gens en ce monde qui apprécient cela…

Quoiqu’il en soit, j’avais eu l’idée d’utiliser un sort de Fireball pour transformer l’eau en bain chaud instantané. Mais ayant entendu le bruit de l’explosion, mes deux compagnons s’étaient précipités dans ma direction. Et pour les remercier de mon embarras, j’avais lancé sur eux un sort de Mega brand.

Cela n’avait pas exactement été une bataille héroïque et le fait de ce que cela se soit passé avant même que nous ayons atteint notre destination avait eu un effet quelque peu démoralisant. Mais j’avais guéri leurs blessures, n’est-ce pas ? Alors tout allait bien.

En tout cas, devant nos yeux à tous les trois se trouvait une grande entrée noire. Plutôt qu’une grotte ordinaire, cela ressemblait plus à d’anciens souterrains… ou à des catacombes.

« Nous entrons ! », ordonna Phil.

« Très bien ! », répondis-je d’une voix enjouée.

Le très silencieux Randy se contenta d’acquiescer.


***


Maintenant que j’y repense, l’intérieur de la caverne était vraiment vaste. Mais cet état ne fut que temporaire avec pour résultat qu’en pareil endroit je ne pouvais plus utiliser mes sorts offensifs les plus puissants à vaste zone d’effet, tels que Fireball, Mega Brand ou Dragon Slave, et c’était justement avec ceux-là que j’étais la plus douée.

Pour éviter tout malentendu, je vais préciser les choses ici et maintenant : l’idée selon laquelle j’apprécie les sorts offensifs autant que trois repas par jour est simplement fausse. Je pense que c’est ce que l’on pourrait appeler un préjugé… sans aucun doute.

Quoiqu’il en soit, si j'essayais de faire usage de sorts aussi destructeurs que ceux-là dans un tel espace clos, soit nous en subirions le retour de flamme, soit ils feraient s’écrouler la grotte, nous écrasant sous les décombres.

Dès lors, même si ça devait être moins impressionnant, il me faudrait faire usage de sorts plus simples.

Je lançai un sort de Lighting sur mon épée courte que je tins telle une torche, tandis que nous entrions. Une odeur de moisi émanait des murs.

« Je déteste réellement ce genre d’endroit », dit Phil, « c’est sombre et lugubre ! Je ne le supporte pas ! Je ne comprends pas comment un monstre peut choisir d’aller vivre dans un endroit pareil ! »

Arrrrgh ! La ferme !, pensais-je.

Il se tenait juste derrière moi. Il faisait également une tête de plus que moi. Entendre cette voix horripilante résonner à travers la caverne était un peu trop à supporter.

« Chut ! Silence ! », murmurai-je alors que je m’arrêtai. Ce n’était pas parce que je ne pouvais plus supporter ses jérémiades, mais parce que j’avais entendu bouger quelque chose un peu plus loin sur notre route… « Il y a quelque chose, par là ! »

« Ohh ! », pour une quelconque raison, Phil avait l’air excité.

A l’arrière, Randy, qui était progressivement devenu de plus en plus transparent au cours de notre excursion, n’avait pas dit pas un seul mot. Je récitai sous cape un sort mineur puis envoyai la petite boule de lumière apparue dans ma paume gauche tout droit vers le plafond.

La boule de lumière éclairait le mur juste devant nous. Et juste en face se tenait une escouade de dix orques.

« Ahhh, comme ils sont mignons, comme ils sont mignooons !! », trépignais-je en faisant un pas en avant. « Si je n’ai à m’occuper que de ça, un sort de Flare Arrow devrait suffire. Laissez-moi faire ! »

Je pense qu’il n’est pas nécessaire de l’expliquer, mais un sort de Flare Arrow fait précisément ce que son nom veut dire. Et à des niveaux plus élevés, vous pouvez lancer plusieurs flèches d’un coup dans ce que j’aime à appeler une douche de feu. Et je suis sacrément douée à ce jeu-là. Enfin, ce n’est que mon avis…

À ce moment-là, j’étais également à la distance idéale pour lancer ce sort. Dix ou vingt orques ne poseraient aucun problème.

« Pas si vite ! », m’interrompit net la voie sonore de Phil. « Je vais les ramener à la raison ! Je n’aime pas les tueries inutiles. »

Inconsciemment, je perdis un peu l’équilibre. Sans y prêter attention, Phil passa devant moi pour aller parler aux orques.

« Écoutez-moi bien, orques !, commença Phil dans un discours solennel… prononcé dans le langage des Humains. « Nous ne sommes ici que pour récupérer l’Orbe magique ! Si vous en êtes les gardiens, soyez assez aimables pour nous le restituer ! Et si vous n’avez rien à faire dans cette histoire, alors veuillez nous laisser passer ! Je suis un prince pacifiste et je ne veux pas voir le sang couler ! Cependant si vous refusez d’obéir, alors la maléfique sorcière qui se trouve derrière moi sera plus qu’heureuse de vous le faire payer ! »

Qui est-ce que tu appelles maléfique sorcière ?

« Alors ? Quelle est votre réponse ? », demanda Phil en faisant un pas en avant. Ce faisant, son pied résonna si fort sur le sol que les orques reculèrent de quelque pas…

Même s’ils ne comprenaient pas le langage humain, à voir la puissante aura émanant de Phil, les orques assimilaient parfaitement qu’ils étaient menacés.

« Répondez ! », intima-t-il en faisant un autre pas en avant.

Les orques, comprenant qu’ils n’étaient pas de taille face à nous, tournèrent des talons et s’enfuirent.

« Hé ! Vous avez vu ça ? », s’esclaffa Phil en s’auto-congratulant. « Même si l’ennemi ne parle pas votre langue, si vous plaidez votre cause avec suffisamment de résolution et d’empathie il comprendra ! N’était-ce pas là un magnifique exemple de ce concept ? Laissons la paix et la justice prévaloir ! »

Je ne suis pas sûr que ce soit tout à fait vrai, sire…


Randy se fit encore plus transparent. Toutefois, je suppose que c’était inévitable compte tenu de la formidable présence qui émanait du prince.

Et ainsi, nous continuâmes notre route tous les trois.

***

Notre rencontre suivante fut un ogre. Même la « diplomatie » de Phil ne pouvait pas fonctionner avec ce type.

« On dirait bien que c’est à mon tour maintenant », dis-je en tendant mon épée courte à Phil. En récitant le sort, je plaçai mes deux mains devant moi. « Burst Rondo! » Un large ruban de lumière jaillit de mes mains, j’étais capable d’en contrôler la vitesse et la direction. « Appelle-moi Maîtresse ! », criais-je. C’est avec cette réplique aussi ringarde qu’absurde que je démolis l’ogre d’un seul coup.

Vous pouvez applaudir.

***

« Cette fois ce sont des trolls ! » La puissance régénératrice des trolls était hors norme. Si vous les blessiez avec une petite lame, ils pourraient guérir littéralement à vue d’œil... « Dam Brass! » Mon sort réduisit en poussière les têtes des trolls.

***
« Oh! Et ici nous avons des Minotaures! »

« Dig Volt! »

***

« Une Salamandre! »

« Lybrim! »

***

« Un vampi ... »

« Ascher Dist! »

***


« C’est juste une impression, ou bien il semble qu’on n’en finira jamais ? », demanda Phil d'un air plutôt las.

« Non ? Sans blague ? », demandais-je…

***

Nous n’avions pas encore trouvé l’Orbe. Il se trouvait probablement plus loin dans la grotte.

«Peu importe, continuons ! »

Nous continuâmes à notre marche en suivant d’un couloir pentu. Nous étions sans doute rendus très loin sous la surface.

« Ahhh, ce que c'est agaçant ! », soupirais-je en tentant de me dépêtrer d’une toile d'araignée, ou était-ce une fine corde ?, dans laquelle je venais de m’emmêler les pieds.

Attendez un peu. Une fine CORDE ?!

CLAC !

Au loin derrière nous retentit un bruit sourd.

Puis nous perçûmes un bruit évoquant un objet très lourd en train de rouler. Je tournai lentement la tête, pleine de crainte et d’appréhension.

Hé ! J’aurais dû m’en douter…

Un rocher d’une taille monstrueuse était en train de rouler dans notre direction. C’était un piège classique de souterrain, le genre que les ménestrels évoquaient souvent dans leurs chansons.

Mais ce n’était pas le moment de penser à cela !

« ARRRRRGH! », je m’élançai en hurlant, Phil à mes côtés. Nous dévalâmes une pente qui ne semblait pas avoir de fin, tandis que le rocher prenait de la vitesse. C’était une situation plutôt désespérée.

« Faites quelque chose ! Utilisez un sort ! », hurla Phil.

Oui, mais si j’utilisai un sort suffisamment puissant pour détruire le rocher, il causerait également une onde de choc dans les couloirs alentours et nous serions enterrés vivants !

Je ne peux pas faire ça !, pensais-je, lorsque j’eus soudain une idée.

« Laissez-moi faire ! » criais-je en lui faisant un clin d’œil et en levant le pouce. Je commençai à réciter un sort, bien que les mots de l’incantation fussent un peu heurtés vu que j’étais en train de courir. « Ha ! », je pivotai pour faire face aux rocher et envoyer mon sort. C’était Flare Lance, un sort aussi précis que Flare Arrow.

Mais avec la même puissance de feu que Fireball.

Et mon sort percuta magistralement le rocher !

***

« Espèce d’idiote !! », hurla Phil.

Poursuivi par le rocher qui s’était maintenant transformé en une masse de lave, Phil me hurlait dessus, nos épaules se touchant pratiquement. L’air autour de nous atteignait une température épouvantable.

« Laissez-moi faire ! », imita-t-il, « ben voyons ! C’est peut-être juste une impression, mais je crois que notre situation est pire qu’avant ! »

Je préparais déjà mon prochain sort.

« La touche finale ! », criais-je. Je pivotai à nouveau pour faire face au rocher incandescent et expédiai le sort Icicle Lance. Oui, le sort même qui fonctionne tellement bien contre un Dragon de feu.

« Et encore un coup pour rien… », grommela Phil, ruinant ainsi ma minute de gloire.

Un bruit étrange se fit entendre, sorte de claquement sec qui aurait été suivi du bouillonnement de l’eau d’un chaudron dans lequel on aurait plongé une pierre chauffée au rouge… Puis plus rien.

C’était le bruit pathétique de notre rocher agonisant…

« Et voilà le travail ! », dis-je avec un large sourire.

« Comment avez-vous fait ? », demanda-t-il d'un ton perplexe.

« J’ai juste tiré parti du coefficient d’expansion thermique. »

« … »

Devant le visage sans expression de Phil, je modifiai légèrement mon explication.

« En d’autres termes, c’est comme quand vous versez de l’eau glacée dans un pot d’argile brûlant : il craque. Ici c’est la même chose. »

« Oh ! Là je comprends… »

Bon, il avait finalement saisi. Mais peu importe, j’étais heureuse d’être saine et sauve…

« Hein ? » Je m’en rendis compte pour la première fois…

« Qu’y a-t-il ? »

« Randy a disparu ! »

« Oh ! Maintenant que vous en parlez… »

C’était pourtant évident qu’un prêtre physiquement aussi transparent finisse par s’effacer et disparaître !

« Bien… peu importe. Nous pourrons toujours le chercher sur le chemin du retour », résuma Phil, d’une voix égale, notre situation pourtant critique…

« Je suppose que vous avez raison », me surpris-je à répondre sur un ton identique…


***

Préparez-vous pour le Grand méchant !

Un sorcier nous attendait, seul, dans une salle située au plus profond des souterrains. Et si ce n’était pas le Grand méchant, qui d’autre pouvait-il être ?

« Je vous attendais, Prince Philionel. »

« ASSEZ ! », hurlais-je, en faisant sursauter tout le monde.

Le sorcier me regarda, interloqué.

« Ne donnez pas du prince à ce type ! » J’étais toujours incapable de confronter mes idéaux à la réalité. Si je n’avais pas explosé plus tôt, c’est parce que j’étais encore en situation de syndrome de déni de réalité. Entendre le mot « prince »constituait un choc plus violent que celui que m’aurait causé le retour de flamme d’une de mes propres Fire Ball.

« Je ne suis pas certain de comprendre… », répondit le sorcier en toge noire, l’air déconcerté car ma sortie semblait avoir cassé son effet…

« Peu importe », se reprit-il, « votre chemin s’arrête ici. Préparez-vous à mourir ! »

Comment osait-il dire ça ? Savait-il seulement qui j’étais ?


« Allez au diable ! Il n’y a pas âme plus paisible et pacifique que la mienne ! », s’exclama Phil.

« Qui êtes-vous bon sang ? », criais-je.

« C’est moi qui l’ai engagé. ». La phrase avait surgi des ténèbres en même temps que celui qui l’avait prononcée.

« Randy, espèce de salaud ! Mais pourquoi ? », s’exclama Phil.

Oui. Il n’y avait pas d’erreur possible, c’était bien Randy, le prêtre si transparent…

Phil avait hurlé de surprise… d’un autre côté, il hurlait toujours quoi qu’il arrive, donc ça ne faisait pas vraiment de différence. Par contraste, j’inspirai profondément et me calai les mains sur les hanches, avant de lancer :

« Je savais que vous étiez derrière tout ça ! »

« Que… comment ? » Tous, dans la grotte, se tournèrent vers moi l’air abasourdis.

« Petite garce ! Quand as-tu deviné ? », couina Randy (et je pense que je ne lui donnerai plus jamais du Monsieur) avec un tic nerveux.

En fait… j’avais lancé ça un peu au hasard, vu que je n’avais pas du tout réfléchi à cela avant. D’un autre côté, j’avais toujours rêvé de lancer un jour une réplique classieuse de ce genre et j’avais saisi l’opportunité de le faire…

« Oh, et puis peu importe », dit-il, « Le fait est que je suis troisième dans l’ordre de succession du trône, mais ton comportement épouvantable et ton attitude tonitruante m’ont toujours laissé dans l’ombre. »

Là je comprenais. Ah ! Les sentiments, n’est-ce pas ?

« Attendez », m’étranglais-je en jetant un coup d’œil à Phil, « vous êtes troisième dans l’ordre de succession du trône ? Vous êtes sûr ? ». Tous deux ne se ressemblaient pas du tout…

« Oui, j’en suis sûr », acquiesça sèchement Phil.

Attendez une minute ! C’était là un parfait exemple de dispute familiale.

« Par contre, tu ne corresponds pas à l’image qu’on se fait d’un homme apte à régner sur le royaume de Saillune. »

Là, j’étais bien d’accord !

Essayer d’imaginer Randy dans le rôle du roi me faisait secouer la tête de confusion.

« Je comprends… », ajouta Phil d’une voix tremblante. « J’ai toujours trouvé plutôt étrange qu’au cours de ces dernières années toutes ces tentatives d’assassinat n’avaient visé que moi… Alors c’était ton œuvre… »

T’aurais pu y penser plus tôt, mec.

« Je pense que j’ai eu raison de laisser mon sorcier préparer le piège. », dit Randy.

« Vous voulez dire, que tous les monstres que nous avons trouvés ici, sont… », commençais-je.

« Naturellement, c’est moi qui les ai amenés ici. », confirma le sorcier.

« Donc, j’étais juste le gogo du voyage, hein Randy ? Tu comptais simplement me tuer et accuser ensuite Phil, n’est-ce pas ? », continuais-je.

« Comme vous dites, exactement », répondit-il.

Comme c’était original. Je pouvais commencer à comprendre pourquoi il était si transparent, à force d’être constamment comparé à Phil.

« Et, que comptes-tu faire, après t’être emparé du trône ? », demandais-je à Randy.

« Hein ? », fut sa seule réponse.

Il avait l’air absolument embarrassé par ma question, avant de poursuivre.

« Ce que je ferai… ? Hé bien, heu… prendre du bon temps, je suppose… »

Ô dieux ! Des gens comme ça existaient donc réellement !

Des gens qui veulent devenir roi sans avoir d’autre projet en tête, ou des gens qui veulent devenir maîtres du monde juste parce que !

En quel monde vivons-nous…

« Maudit ! Tu ne t’en tirera pas comme ça », hurla Phil, soudain très en colère.

« Quoi qu’il en soit, ce lieu sera votre tombeau. Tue-les ! », ordonna Randy.

À ces mots, le sorcier commença à agiter ses bras dans tous les sens sans rime ni raison apparente, tout en hurlant d’une voix assourdissante.

« Viens à moi, mon ami, Brass Demon Garundia ! »

Je suppose que des gens comme ça existent également…

Avec son bâton, il dessina un symbole sur le sol, qui se mit aussitôt à luire. Il faisait un peu trop sombre pour en être sûr, mais c’était probablement un Cercle d’invocation.

Une ombre gigantesque naquit de la lumière crépusculaire. Un Brass Demon.

« Vos seuls amis sont des monstres », dis-je, « c’est triste… ».

« Silence, pauvre folle ! », hurla le sorcier l’air réellement en colère…


***

Les Brass Demon ne sont pas des Mazoku majeurs, mais ils sont réputés être plus forts que les Lesser Demon. Évidemment, la magie de faible niveau était inefficace contre eux. Évidemment, j’avais tout un stock d’arguments magiques aptes à en finir avec celui-là. Mais dans une pareille scène, une fille telle que moi veut vraiment avoir la classe lorsqu’elle règle ce genre de problème.

Alors ? Comment allais-je procéder ?

Tandis que j’y réfléchissais, le démon s’ébranla dans ma direction, en un dandinement grotesque.

Et soudain…

« Nous ne nous laisserons pas impressionner ! », répliqua Phil, juste à côté de moi.

Il désignait rageusement le Brass Demon devant lui.

« Vous avez infligé de terribles souffrances aux villageois et vous vous êtes liés à ce monstre répugnant, dans le simple but de m’assassiner !? Autant je suis un pacifiste, autant je ne peux pas laisser un tel acte impuni ! Vous m’en rendrez raison ici même ! »

Et il chargea droit devant lui !

Hé, attend un peu, mec !, allais-je crier pour l’arrêter…

L’homme lança ce qui semblait être le cri de guerre le plus ridicule qui soit :

« Écrasement pacifiiiiiiiiiste !!! », puis son poing entra en contact furieux avec les côtes du démon.

Je croyais rêver.

« Coup de pied de paix à toutes les créatuuuuuures !!! » suivit immédiatement.

Le corps massif du démon fut expédié à travers les airs, entra en collision avec Randy et le sorcier pour aller s’écraser contre le mur d’en face.

Tous trois demeurèrent inertes.

Ahhhhhhhhhhhhhhhh!, fut mon hurlement intérieur.

« Vous avez vu ? », s’exclama-t-il, « Telle est la puissance du pouvoir de la Paix !! »

Face à cette scène incroyable, mes yeux s’étaient réduits à des têtes d’épingles. Hé mec, pensais-je, il y a un temps et un lieu pour tout, mais je pense que tes discours de paix ne sont pas vraiment dans le ton, là…


***

« On dirait bien qu’on a fait le ménage ! »

Nous avions restitué l’Orbe au guérisseur du village, Phil me paya plus généreusement que ce qu’il m’avait promis.

« Je crois que je vous ai causé plus de problèmes que je l’avais pensé au départ », expliqua-t-il.

C’est toi le problème, mon vieux.

« Et nous nous reverrons sans doute un jour. »

Pas si je peux l’éviter.

« Hé bien, au revoir. »

C’est ça, au revoir.

Il se détourna et me quitta sans même jeter un dernier regard en arrière. Si j’observais longuement sa silhouette qui s’éloignait, ce n’était pas pour me donner un style, mais parce qu’honnêtement je ne m’étais pas encore remise du choc. Et je pense qu’il me faudrait un bon moment pour y parvenir.

Le tempérament pacifiste, une force à redouter !

Observant la silhouette devenir un simple point à l’horizon avant de disparaître au loin, je me dis…

Ce royaume n’en a plus pour longtemps…




(Le Prince de Saillune –Fin)
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Brian Gisborn
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MessageSujet: Re: Slayers Special 1 : traduction française intégrale de l'histoire "Le Prince de Saillune"   Lun 20 Juil - 12:53

Texte superbement traduit, plus qu'à postuler chez un éditeur de light novels français (faut bien espérer).
Du coup je me dis que ça pourrait être fun d'accompagner ça avec une lecture audio enregistrée ^^"

_________________

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Merlock
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Localisation : 92

MessageSujet: Re: Slayers Special 1 : traduction française intégrale de l'histoire "Le Prince de Saillune"   Lun 20 Juil - 22:17

Brian Gisborn a écrit:
Texte superbement traduit,

Merci! Je vais voir à en traduire un autre, c'est promis!

Brian Gisborn a écrit:
plus qu'à postuler chez un éditeur de light novels français (faut bien espérer).

On peut toujours rêver, je pense... mais vu que l'Anime a été peu et mal adapté en français et qu'aucun roman en VF n'a vu le jour, j'ai du mal à être optimiste...


Mais je suis content que ma traduction t'ai plu... ça me remotive. Very Happy
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Xellos VS Zelgadis
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MessageSujet: Re: Slayers Special 1 : traduction française intégrale de l'histoire "Le Prince de Saillune"   Jeu 23 Juil - 11:04

Excellente traduction sincèrement !
J'ai vraiment apprécié de redécouvrir cette histoire dans langue maternelle.
J'ai passé un super moment grâce à toi merci ! Very Happy

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Have a nice day and keep smiling despite difficulties. :-)
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MessageSujet: Re: Slayers Special 1 : traduction française intégrale de l'histoire "Le Prince de Saillune"   

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Slayers Special 1 : traduction française intégrale de l'histoire "Le Prince de Saillune"
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