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 Kill la Kill

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chevaliershakka
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MessageSujet: Kill la Kill   Mar 5 Juil - 12:00

Kill la Kill



Titre : Kill la Kill
Titre original : キルラキル  (Kiru ra Kiru)
Nombre d'épisodes : 25
Studio : Trigger
Année de production : 2013
1ère Diffusion : 3 Octobre 2013 - 27 Mars 2014
Chaine :  MBS,TBS, CBC et d'autres en trois lettres.


Staff: 

Réalisation : Hiroyuki Imaish (Gurren Lagann ; Panty & Stocking with Gaterbelt)
Scénario : Kazuki Nakashima (Gurren Lagann ; Oh ! Edo Rocket)
Chara-design : Sushio (Gunbuster 2)
Compositeur : Hiroyuki Sawano (Attack on Titans) 

Voix :

Matoi Ryuko : Ami Koshimizu (Code Geass ; Spice and Wolf)
Kamui Senketsu : Toshihiko Seki (Saiyuki ; Saint Seiya)
Satsuki Kiryuin : Ryoka Yuzuki (My Hime ; To Love-Ru)
Mako Mankashoku : Aya Suzaki (Sidonia no Kishi ; Ajin)

Opening 1:

Titre: "Sirius"
Interprète : Eir Aoi


Ending 1:

Titre: "Gomen ne, Iiko ja Irarenai"
Interprète : Miku Sawai

Opening 2:

Titre: "Ambiguous "
Interprète : GARNiDELiA

Ending 2:

Titre: "Shinsekai Koukyougaku "
Interprète : Sayonara Ponytail

Résumé (@Anime) :

Satsuki Kiryuin n'est pas seulement la déléguée en chef des élèves, elle règne littéralement sur tout le lycée, ne se séparant jamais de son katana. Mais une nouvelle élève, Ryuko Matoi, adepte du ciseau, va se mettre en travers de son chemin.




Critique :

Ça fait un petit moment que je voulais faire un topic là-dessus ! Mais je sais pas pour vous, c'est toujours plus compliqué de parler de choses qu'on aime. Les trucs moyens, les trucs médiocres, on trouve toujours un angle d'attaque et c'est facile de se laisser aller (parfois en étant un peu vachard) à la prose.
Par contre, rendre justice à quelque chose qu'on a aimé, il y a toujours le risque de tomber dans les superlatifs chiants et tourner en rond. J'en suis le premier coupable ! Mon dossier Revo-R a été un chemin de croix à l'écriture alors que Try fut d'une simplicité presque honteuse. Et dans les deux cas j'ai raté quelque part. Le premier s'embourbe ici et là dans les explications redondantes et le second plonge plus d'une fois dans l'allumage facile.

Alors j'ai un peu traîné pour faire ce topic. J'avoue, j'aime mieux dire du mal des choses. Ça me demande moins d'effort. Mais ici je vais essayer de faire simple et vous raconter un peu comment j'ai vécu cette série et pourquoi cette découverte tardive a été une sacrée claque dans ma face.

Kill la Kill je  suis tombé dessus par hasard. A la base je matais un truc qui n'a rien à voir sur Youtube. Je vous passe le cheminement parce-que Youtube c'est le site où l'on finit par tomber sur des trucs... A la fin on se remate son historique pour essayer de comprendre ce qu'on fout là.
Bref, le gars dans sa vidéo parlait de l'objectification des femmes dans les médias et mettait rapidement une image de cet anime pour illustrer son propos. L'image étant celle-ci :

Spoiler:
 

Ce à quoi quelqu'un lui a rétorqué que dans cette série, ce traitement n'était pas réservé aux femmes et que tout le monde était logé à la même enseigne.
Allez savoir pourquoi, et comme je me tenais plus trop au courant de l'actu je me suis dit « Hey ! Ça a l'air bien débile ce truc ! Je vais jeter un œil ! ».
Ce que je fis dans l’illégalité absolue.  « Bien débile » ? Mon dieu que j'étais ignorant.

Dès ce premier épisode, bien barré au demeurant, je ressens comme un petit goût de familier. Cet aspect stylisé... ces effets visuels... Ça me fait penser à... Gurren Lagann ? Mais en plus exagéré encore.
Ben oui mon con ! C'est le même réalisateur ! A ce moment j'avoue avoir eu un peu honte, car j'adore le travail de ce bonhomme. Et je suis passé à côté de ça ?





C'est l'histoire d'un mec...



Une petite parenthèse s'impose donc !
Hiroyuki Imaishi c'est un mec que j'adore. Cette nouvelle génération de réalisateur -plus si jeune- qui a soufflé un vent d'originalité tout en ayant absorbé une culture super old school de la Japanime.
Pour parler de pedigree, sachez que le gars a été animateur clef sur des épisodes d'Evangelion tels que les 25 et 26 (ce qui n'est pas hasardeux vu son style) mais aussi sur Slayers Next dont l'épisode... 26 ! Rien que ça !
Le gars a bossé sur du lourd mais ne s'est pas arrêté là. Il a réalisé Dead Leaves, qui est un délire visuel absolument génial, ou encore Panty & Stocking qui vaut tout autant le coup d’œil. Son univers est débridé et stylisé.

Mais le monsieur est surtout connu pour Gurren Lagann chez Gainax. Une série que j'ai vraiment aimé à l'époque et qui possédait déjà cette patte visuelle si particulière, et ces références toujours frôlant le parodique mais restant hommage avant-tout. C'était over the top mais c'était toujours dans le respect et l'amour du genre.
Sauf que... Bah la troisième partie (ou deuxième arc) avait de sales problèmes de narration à mon goût. Le final rattrapait tout en terme de délire (on se balance des galaxies dans la tronche quand même) et l'épilogue est d'une finesse des plus touchante, mais l'intrigue générale devenait soudainement complexe pour pas grand chose. On sentait que le rythme était saccadé (30 épisodes, c'est un bien drôle de format), et que la direction scénaristique n'était pas à l'image de ce que se proposait la série au début : un truc simple mais pas simpliste. Je ne peux que conseiller le visionnage dans son ensemble, mais il y a quelques passages ou je l'admets : je me suis fait chier sec.

Et c'est peut-être facile à dire aujourd'hui, mais après avoir vu le reste de son boulot, on a l'impression qu'Imaishi était tiraillé entre son style assez barré et les traditions assez rigides de Gainax.
Je pense que le bonhomme a obtenu le maximum de liberté qu'il pouvait avoir là-bas en faisant Panty & Stocking par la suite, mais sa désertion du navire ne m'étonne pas. Clairement la meilleure chose qui pouvait lui arriver.
Après-tout... Anno aussi n'est plus directement lié à Gainax. La fin d'un géant ? C'est un autre sujet.

C'est donc un peu plus tard qu'il fonde le studio Trigger et qu'il réalise Kill la Kill. Et cette série, c'est un peu la synthèse de tout ce que le bonhomme aime. Et que j'aime également.




Nothing personal , it's just revenge


On va commencer par le plus simple : l'histoire.
Certains peuvent y voir le point faible de la série mais je ne peux pas être de cet avis.
Comme je l'ai dit pour les intentions premières de Gurren Lagann : c'est simple mais jamais simpliste. En fait, on y voit clairement une volonté de ne pas partir dans des choses exagérément alambiqués pour au final décevoir à coup de révélations sans intérêt. On démarre avec une histoire simple de vengeance mais on la travaille à fond. Tout ce qui découle de ce point de départ des plus classique pour affiner tout le reste. Les personnages sont subtils et on se rend compte qu'il n'y a aucun détail réellement gratuits. Des noms des personnages aux choix des armes, jusqu'au titre de la série, qui ne veut pas dire « tuer la tuer » ou autre traduction vaseuse mais qui ne sont que des jeux de mots et qui tendent à amener à la deuxième partie.

Car là aussi, Kill la Kill a un autre arc que beaucoup ont critiqué, prétextant qu'on partait dans le grand n'importe-quoi (un petit indice : il y a des extra-terrestres). Mais si on prend un tant soi peu garde aux détails et autres pistes qui étaient distillées ici et là, on ne peut que se rendre compte qu'il s'agit d'une avancée logique de l'histoire. Tout était déjà là, c'est juste que de prime-abord on n'y accorde pas l'attention qu'on devrait. Donc non ! L'héroïne ne se bat pas avec un demi-ciseau géant juste parce-que c'est rigolo.

Perturbante cette seconde partie ? Certes ! Mais le fait qu'on soit toujours à hauteur des personnages permet de se laisser finalement porter sans trop se poser de questions. Le spectre change, mais pas le point de vue.
L'héroïne Ryuko le dit mieux que moi :« C'était censé être une simple bagarre ». Cette phrase synthétise bien le fait qu'Imaishi est conscient qu'il est encore à deux doigts de sauter le requin comme ce fut plus ou moins le cas pour Gurren Lagann, mais on sent qu'ici il est en pleine maîtrise de son récit et de son univers. Il ne fait que l'emmener là ou il le voulait.

En clair cette simplicité de base n'est qu'un atout pour approfondir tout le reste. Rien n'est laissé au hasard, tout comme le chara-design.




Naked Star


Car impossible de parler de Kill la Kill sans faire le point là-dessus : les costumes ou comme ils sont nommés « Kamui », ou bien le traitement global de la représentation du corps en général.
Au premier abord, on peut y voir une excuse pour du fanservice à deux balles. Du début à la fin c'est absolument faux. Alors okay ! J'ai hésité à mettre mes figurines dans mon salon, mais c'était plus parce que je n'avais pas forcément envie de me justifier à chaque fois plutôt que par honte.

D'une part, Kill la Kill noue un rapport important avec les vêtements et la nudité, donc quand bien même la série en profiterait pour y coller du fanservice (car c'est un fait, ce n'est jamais anodin ou purement gratuit. La légèreté des tenues est complètement logique. Tout est justifié. Mieux que ça ! C'est génial !
Il est évident qu'Imaishi aime mettre en avant la plastique de ses héroïnes, mais au lieu de faire ça bêtement, il décide d'en tirer profit et même d'argumenter son propos : la nudité ce n'est pas sale. Et vous n'imaginez pas à quel point c'est rafraîchissant.
Maintenant nous ne sommes pas non plus en face d'un Hentaï , il n'y a rien de trash et c'est souvent suggéré plus que montré. Donc n'attendez rien d'autre que du sexy. Mais il semble que ça a posé un souci moral à certains. Alors j'en parle.

La force de la série est d'avoir retourné le problème à l'envers. Pourquoi habituellement le fanservice est chiant (passé un certain age) ? Parce-que les personnages de la série ont toujours une réaction puérile à son égard, créant des situations débiles et cliché. Kill la Kill tord le cou au problème en résolvant rapidement cette question.
Oui au départ l'héroïne n'est pas forcément motivée à l'idée de mettre un costume aussi suggestif. Mais en plus d'expliquer la raison de ce manque de tissu (bien plus tard certes), le costume lui-même (parce-qu'il parle hein!) lui explique que c'est sa gêne qui l'empêche d'être à plein potentiel. Dépasser ses complexes et sa honte physique est ce qui permet de soumettre le monde serait un peu le message.

Du coup, on évince rapidement cette histoire de tenue légère (épisode 3) et au bout d'un moment, plus aucun personnage n'y prête attention. 
Cette absence de mise en avant par les protagonistes fait qu'au bout du compte, le spectateur n'y prête plus attention non plus. Passé un temps, on s'en fout en fait. Et vous n'imaginez pas à quelle vitesse vous ne ferez même plus attention à ça. Oui la plastique des héroïnes est montrée, mais on ne se farcit pas les cris hystériques, les gênes ridicules habituelles des autres séries d'aujourd'hui. Et même de l'époque en fait... dont Gurren Lagann ! Là ou je ressentais le malaise d'Imaishi face à Gainax, studio qui aime le fanservice mais un peu cucul. Kill la Kill est carrément émancipé sur le sujet et aime la beauté du corps humain. Bah moi aussi vous savez ? Oui il y a du fanservice à outrance, mais c'est probablement l'une des rare fois où il se justifie à ce point.
D'autant que le gars que j'ai cité plus tôt avait raison : c'est l'égalité absolu de ce point de vue.

Spoiler:
 

Certes les filles sont en tenue légère, mais les hommes ne sont pas en reste non plus.
Des transformations sauce Sentaï à l'organisation rebelle subtilement nommée les « Nudist Beach », avec à leur tête un chef qui aime mettre en avant ses atouts physiques (tous ses atouts). La parité à l'exhibitionnisme est respectée. Je dirai même qu'elle ne tourne pas en faveur de la gent masculine : là ou le corps de la femme est mis en avant presque comme une arme, il est largement moins synonyme de domination chez l'homme qu'il a coutume de l'être. C'est parfois même un synonyme de soumission. Symbole habituellement plutôt féminin quand on parle de nudité.




A Dame to Kill for...


Car un autre point important pour moi , qui m'a fait aimer cette série est la place de la femme dans le récit. J'aime les femmes. J'aime les personnages féminins et putain que la Japanime fait souvent de la merde.
Alors argumentez ici qu'elles sont à moitié nues (ce qui peut aussi se voir comme une émancipation survoltée), mais il n'empêche qu'elles sont les reines en tout point de vue.
Les personnages masculins, bien que nombreux, ne sont que des faire-valoir ou des serviteurs de la gent feminine.
L'héroïne est une femme (voir les héroïnes) ; toutes les grandes méchantes sont des femmes (dont une hommage à Go Nagai); le personnage comique principal est une femme (vous ne pouvez qu'adorer Mako)! Non pas que l'homme soit rabaissé ou mis de côté -car il y a des personnages masculins assez géniaux- mais ici le pouvoir est pour la femme et elle le garde. Avec même une séquence qui envoie un bon glaviot au cliché que la femme Japonaise n'est bonne qu'à se marier au bout d'un certain age.
Le seul personnage masculin qui est vraiment important c'est Senketsu... Et c'est un habit scolaire, pour fille qui plus est. Seule sa voix est masculine (d'ailleurs Xellos VS n'a pas reconnu son seiyuu... Pourtant c'est son meilleur rôle). Mais tout ceci se fait dans un naturel le plus total. C'est la femme qui doit se dénuder, mais c'est la femme qui finit par régner. La grande classe.

Du coup les polémiques sur la représentation de la femme dans Kill la Kill me font doucement rigoler. C'est probablement ce que j'ai vu de plus progressiste dans son genre en Japanime depuis des années. Pas besoin d'être intelligent pour le voir, suffit de ne pas être trop con.



Beautiful World



Et j'ai pas de transition alors j’enchaîne ! Kill la Kill c'est d'une beauté à s'en damner.
Je ne parle pas en terme de finesse d'animation ou en technique. D'autant qu'il est connu qu'étant leur première grosse œuvre, le studio Trigger a manqué d'argent. Pourtant la direction artistique de cette série m'a scotché en permanence.
Maintenant certains trouvent ça moche ! On parle d'esthétique je ne peux juger personne. Mais en faire un argument majeur me semble être passé à côté de la philosophie de la série.

Le premier truc qui choque en regardant Kill la Kill c'est ce grain si particulier qui nous remonte pas mal d'années en arrière. Forcément, à l'ère de l'animation par ordinateur on ne sait plus ce que c'est.  Du moins certains trouvent ça laid. Mais c'est fait exprès ! Comme je l'ai déjà dit, Imaishi a fait ses armes sur la Japanime de ma génération. Retrouver cette chaleur du cellulo avec ses décors brossés ; ces imperfections, ce côté un peu craspec donnant de la vie à cet univers. Quant au choix de cadrer les flash-back en 4/3 (avec un ton sépia bien ringard), il est tout sauf dénué de sens.
Et si c'est une façon de déjouer les soucis d'argent, c'est une façon des plus intelligente.
Même les plans par ordinateurs s'intègrent à la perfection car ils jouent sur la sobriété et n'interviennent que lorsqu'ils apportent un vrai plus. Tout comme ces mises en scène dynamiques des Kanjis ; de ces mises en abîme avec les personnages qui jouent sur leur aspect en deux dimension. Kill la Kill n'a peut-être pas les moyens que certains voudraient, mais je pense que cette absence de budget les a rendu malins et créatifs. Sûr que si l'on a été biberonné aux Anime des années 80/90 on comprendra de quoi il en retourne. Les autres trouveront le rendu un peu laid et n'oseront pas s'en approcher, pensant à une vilaine MST alors que c'est juste congénital ! Vous risquez rien en y touchant.

Kill la Kill c'est sale et c'est pour ça que c'est beau.



Le troisième Testament


Parce-que Kill la Kill c'est un héritage d'une époque perdue de la Japanime.
Qu'on me comprenne ! Je sens qu'une génération est passée. Maintenant je ne me retrouve pas forcément dans les productions actuelles. Je ne dis pas que tout est à jeter. La preuve ! Cette série date de 2013 ! Donc il se fait encore des choses qui me plaisent. Des trucs qui n'auraient pas existé à l'époque (on faisait aussi d'la merde hein!). Mais si l'on parle de tendance, je sens que non seulement ça ne m'est pas adressé... Mais grosso-modo c'est pas mal de trucs de merde hein ! Enfin on en reparlera bientôt. J'ai un exemple en tête, je posterai prochainement dessus.

Kill la Kill fait partie de ces trucs que je n'attendais plus mais qui sont là. Où les personnages font encore leur age et pas dix ans de moins ; où l'on rend hommage à ce qui a existé avant sans le transformer en checklist malsaine. Car des clins d’œils il y en a ! Avec par exemple un épisode résumé probablement le plus génial que j'ai jamais vu. Ou encore des transformations que Sailor Moon validerait des deux pouces. On sent qu'Imaishi s'est créé un univers où il ne se donne aucune limite. Transformations ; combats et power up absurdes ; décors difformes ; allusions sexuelles en pagaille... Il y a de la générosité et une envie de partager une passion pour une époque qui a fait son temps.
Maintenant le premier qui me parle de parodie, je lui fais bouffer mes DVD Slayers. (j'en ai beaucoup).

Kill la Kill c'est ma came. Je ne pensais juste pas qu'on pouvait encore s'en procurer des doses de nos jours.



The End of Kill la Kill


Parce-que Kill la Kill c'est l'héritage du Gainax qui osait, l'épisode 24 a décidé de se conclure de façon un peu brutale mais avec un message simple... Un message old school et propre aux idées Japonaise de l'époque : le passage à l'âge adulte.

Kill la Kill ça se termine juste en disant qu'à un moment il faut se débarrasser de la marinière (costume scolaire Japonais pour ceux qui débarquent) et qu'il est temps de porter des fringues plus mignonnes. C'est un peu cet état d'esprit à la Evangelion et son fameux « Sociabilisez vous ! » .

Sauf que comme une mélodie qui se répète, certains n'ont pas pigé et veulent absolument une suite, prétextant que la fin est bâclée. Pourtant elle ne l'est pas : elle évite juste de faire traîner plus que de mesure. Différence un peu dure à capter pour certains. Gurren Lagann ne vous a donc rien appris ?
Certes le combat final tient en un seul épisode, mais j'ai envie de dire que c'est très bien ! Enfin un combat final qui ne dure qu'un épisode. Et si l'épilogue est effectivement très court (bien que l'ending en fasse partie), il sait aller à l'essentiel et justement évite de nous tenir par la main en faisant un tour complet d'horizon inutile. Nous ne sommes pas dans une aventure épique qui nécessite qu'on refasse le point avec tout le monde. Malheureusement ça ne suffit pas à faire taire les grincheux.

Alors peut-être pour avoir la paix, le studio Trigger nous pond une OAV faisant office d'épilogue. Un épisode 25 ! Qui dure... bah 20mn comme les autres épisodes. Ce qui est en soi bien suffisant.
Qu'est-ce que ça raconte ? Exactement la même chose que l'épisode 24 dans le fond.
On est, dans une moindre mesure, dans le même schéma qu'avec The end of Evangelion. Si vous n'avez pas pigé le message de fin, on va vous le marquer au fer sur la tronche. Et si pour ça on doit invoquer un ciseau géant pour vous le faire comprendre, pas de problème. Mais Kill la Kill c'est terminé ! Ceux qui réclament une saison 2 n'ont absolument rien compris. La série n'a pas matière et ne cherche pas à se prolonger au delà du raisonnable. Passez à autre chose et grandissez !
Bref, au premier-abord inutile, cet épisode 25 offre finalement un épilogue très satisfaisant pour qui avait su se contenter de la première conclusion. Son titre est évocateur du message qu'il veut porter : « Goodbye Once again », ou comment dire une dernière fois au revoir à ces personnages tous très attachants.




Conclusion (non, tous mes titres ne sont pas forcément recherchés)


Kill la Kill ne plaira pas à tout le monde. Et en disant ça on peut penser que je sors le bouclier vaseux du « goût et les couleurs ». Disons plutôt qu'à une époque ou la Japanime a grandement changé, la série fait figure d'ovni en proposant un spectacle bien éloigné des standards actuels.
C'est stylisé et ça laisse libre cours aux effets plus ou moins kitsch. Le rendu  est brut de coffre à une époque ou le bien propre sur soi domine. Ça nous raconte une histoire simple alors que maintenant on aime faire dans le complico-psychologique parfois pour rien.
J'avais lu une critique disant que c'était une série qui avait un rythme effréné tandis que paradoxalement, le scénario n'avançait pas des masses. C'est tout à fait ça. Sauf que pour moi c'est une qualité. L'histoire est linéaire à l'ancienne, se focaliser là-dessus n'a pas réellement d'intérêt.
Bref ! Tout un héritage condensé en une série. Une expérience qui se fait rare de nos jours.
Je crois que j'ai retrouvé foi en la Japanime.

Don't lose your way .




Bonus : Et l'adaptation manga ?


Bah oui y'a trois tomes qui sont publiés par Kana ! Mais comment synthétiser 24 (ou 25) épisodes en trois volumes, sachant que Kill la Kill joue beaucoup sur son rythme, sa mise en scène et sa puissance musicale ?

Très simple : on adapte que les 12 premiers épisodes.
J'étais un peu sur le cul mais j'ai pas trop compris le pourquoi du comment. On a un manga avec un auteur débutant, choisi sur concours, qui semble un peu mal à l'aise avec le projet, qui se plaint à demi-mot des refus qu'il se bouffe de son éditeur... Qui a un style joli mais qui colle pas et qui en plus n'a rien compris à la série (c'est le Sadamoto du Kill la Kill en sommes). Mon plus gros souci c'est que le personnage de Ryuko ne quitte jamais cet état de gêne et de honte lorsqu'elle porte Senketsu. Elle est bien trop prude alors que sans cette évolution essentielle ou elle fait fi de sa pudeur, on retombe exactement dans les relations chiante avec le fanservice dont je parlais.
Mais c'est propre ! Ça manque de pêche parce-que sans l'ost c'est pas pareil tant chaque personnage était lié à un thème. Et comme une bonne partie de l'intérêt de la série repose sur ses choix esthétique, virer le mouvement, les couleurs et le son, ça pose souci. En fait ce qui explique pourquoi les adaptations passent mieux du papier à l'écran que l'inverse.
Mais on sent que le gars met du cœur à l'ouvrage. J'ai lu des adaptations manga bien moins appliqués (Slayers Revo-R par exemple). Puis s'agissant d'une commande on se doute que les conditions de travail doivent être exécrables.
Puis il y a cette préface pour le peu étrange dans le dernier volume :

«Un an s'est écoulé depuis la sortie du tome 2. On vous a fait attendre, désolé.
Je vous avais dit que j'avais grossi de 5 kilos mais depuis j'en ai perdu 10 . J'ai quitté le clan des gros.
Au revoir ! »


Heu... quoi ?
Ce mangaka jusqu'alors très bavard (beaucoup d'annotations sur ses croquis), qui communiquait beaucoup sur son travail se barre après un an d'absence juste en parlant de son poids ?
Stress ? Maladie ? Manque de succès ? Désaccords avec l'éditeur ? Je n'ai rien trouvé sur le net qui explique ce final à l'arrache.

De base je ne vous conseille pas le manga. Surtout si c'est pour se faire un premier avis. Tapez directement dans l'original. Mais pourquoi cette fin ? Le manga termine  à la moitié pile de l'histoire. Des adaptations moisies il y en a pleins, pourtant elles arrivent à traîner au delà du raisonnable où au moins elles offrent une vraie conclusion (là encore, Revo-R va au moins jusqu'au bout, en encore moins de tomes).
De fait donc, cette adaptation n'a que peu d'intérêt, à moins d'avoir eu un coup de foudre pour cette série comme c'est mon cas, et encore ! Vous pouvez aimer un truc sans vouloir vous farcir les dérivés infâmes qu'il génère (Evangelion).
Maintenant, ce manga n'est pas honteux, mais n'aboutit à rien vu que sa vision n'est même pas complète.
En fait pourquoi j'en parle du coup ? Regardez l'Anime.



"Gimme the Money !"

Regarder oui ! Mais comment ? Comme c'est @Anime qui a les droits en France il faut compter bien 100 balles pour l'intégrale. Je l'ai fait... Je le conseille pas hein ! Je regrette pas mais moi je suis riche. Hahaha ! Bande de sales pauvres !
Mais plus sérieusement, bien que le coffret soit relativement joli, l'image propre et le livret plutôt épais... 100 euros pour 25 épisodes c'est très cher. Oui ils ont eu la bonne idée d'inclure les DVD et les Blurays, mais un tarif plus proche des 60 m'aurait paru plus honnête.

Si vous voulez être légal, prenez un abonnement Netflix. Certes c'est le géant capitaliste américain, mais vous payez 10 euros par mois et vous pouvez couper l'abonnement quand vous voulez (le premier mois est d'ailleurs gratuit). Aucun engagement ! Et je n'ai pas d'actions chez eux, mais il faut admettre que cette souplesse est toujours agréable. On prend un mois, on regarde ce qui nous intéresse et merci la bise !
Il vous manquera l'épisode 25, ce qui est quand même dommageable mais allez... Vous le trouverez ailleurs !
Sinon, si vous êtes sympas venez chez moi.

NB : l'OST est vraiment cool.
Et j'aurai bien fait une partie 0 comme pour Slayers en ce qui concerne les opening, tant ils sont riches également. Surtout le second qui prend les codes d'un défilé de mode. Mais comme je présente une série que probablement beaucoup n'ont pas vu, j'ai voulu éviter trop dévoiler.
Parce-que de l'analyse plus poussée j'aimerai bien en faire, mais ça ne peut pas se faire sans spoiler.

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Dernière édition par chevaliershakka le Mar 5 Juil - 15:28, édité 9 fois
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MessageSujet: Re: Kill la Kill   Mar 5 Juil - 14:54

Ah et j'avais oublié de poster ce petit fanart d'un chara-designer quelque peu méconnu, mais je me suis dit qu'il avait un coup de crayon, donc ça méritait bien d’apparaître sur le topic Cool


Oui oui, c'est d'Araïzumi !
Il faut dire que Naga n'a pas grand chose à envier en terme de costume. Comme quoi, ce genre de design n'est pas si nouveau.
Et c'est sans doute pour ça que je n'y ai pas prêté attention plus que ça.

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MessageSujet: Re: Kill la Kill   Mar 5 Juil - 23:05

J'avais beaucoup apprécié moi aussi cette série lorsqu'elle était sortie. Malheureusement, autour du 19e épisode, le site que j'utilisais pour le voir a écrit que l'animé était licencié si bien que je n'ai pas pu voir les 7 ou 8 derniers épisodes.

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MessageSujet: Re: Kill la Kill   Mar 5 Juil - 23:22

Oui mais toi tu fais partie des sympas. Tu as le droit de venir chez moi voir la fin Cool

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MessageSujet: Re: Kill la Kill   Mer 6 Juil - 2:53

Si un jour je passe par Paris et sa région, ce sera avec plaisir, Shakka.

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MessageSujet: Re: Kill la Kill   Mer 6 Juil - 21:43

Haha ! Alors sa région élargie ! Je ne vis plus sur Paris mais en Lorraine, près de Metz. Après je passe encore de temps à autre sur la capitale !

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MessageSujet: Re: Kill la Kill   Mer 6 Juil - 22:59

Tu sais, je suis au Québec dans la banlieue de Montréal, alors tu comprendras que le fait d'avoir déménagé, je n'étais pas particulièrement au courant.

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MessageSujet: Re: Kill la Kill   Mer 7 Sep - 15:44

Kill la kill?
Coup de coeur aussi.

L'oeuvre qui m'a montré qu'on pouvait ajouter des boobs, et rendre ça crédible.
Mais surtout l'animation est efficace, il y a l'humour, il y a l'action. Il y a l'épic en somme !

On est sûr une des oeuvres les plus intelligentes de ces dernières années. Loin devant SAO. Très loin même en fait.

Après j’achèterai pas la VF. Parce @Anime tout simplement.


Après le problème de la fin, c'est que même si y a le fond, y a pas la forme.
La fin de m'a pas déçue, mais elle m'a pas marqué. Parce que trop convenue finalement.
Et puis bon le message de cette série... Fin y en a un, mais il est tellement fondu dans le reste qu'au final ça ne prêche que les convertis.
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Brian Gisborn
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MessageSujet: Re: Kill la Kill   Mer 7 Sep - 17:22

Prix de coffret bien trop cher pour un anime génial avec une VF excellente qui plus est.

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chevaliershakka
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MessageSujet: Re: Kill la Kill   Mer 7 Sep - 22:35

Citation :
Kill la kill?
Coup de coeur aussi.

Coupain de moi.

Citation :
L'oeuvre qui m'a montré qu'on pouvait ajouter des boobs, et rendre ça crédible.

C'est même plus fort que ça.
Je vais radoter, mais mettre des boobs et être crédible c'est pas neuf. Rien que là, je vois Naga en fond d'écran du forum et je considère que c'en est un parfait exemple : le personnage est là pour être provocateur et apporte une touche d'humour parce-qu'elle est l'inverse (Lina ?) de l'héroïne (ah bah oui).
Donc faire un personnage apportant une dose appréciable de sexy et parfois d'humour, tout en restant crédible, c'est courant. Tant que ça sert le récit et qu'il n'est pas un prétexte à ça.

Mais l'intelligence de Kill la Kill, pour moi, c'est d'aller plus loin et d'intégrer le fanservice comme un élément narratif viable. Ce n'est pas juste un personnage, c'est l'essence même du récit qui tourne autours, sans jamais être purement gratuit. Tout est focalisé sur le rapport avec la nudité et le fait de s'habiller.
Enfin en gros on a le même avis je pense. Je dirai juste que c'est un ou deux crans au dessus de ce que tu décris.

Citation :
Après le problème de la fin, c'est que même si y a le fond, y a pas la forme.
La fin de m'a pas déçue, mais elle m'a pas marqué. Parce que trop convenue finalement.
Et puis bon le message de cette série... Fin y en a un, mais il est tellement fondu dans le reste qu'au final ça ne prêche que les convertis.

Là on ne se rejoint pas mais je comprends le ressenti. D'ailleurs beaucoup ont été plus virulent que toi sur cette conclusion.
Oui la fin est convenue, oui le message prêche les convertis. Mais on parle de Kill la Kill, non ?

La série est hyper old school dans toute son exécution. Alors à ce stade, la finalité n'intéressera que ceux qui ont accroché au départ. Les autres se seront barré depuis un bout.
Et ce n'est pas marquant mais probablement parce-qu'il n'y avait pas non plus d'enjeux scénaristiques particuliers à résoudre.
Kill la Kill a quand même un scénario assez basique et linéaire. Donc même si au premier abord la fin semble rushée (ça a été mon premier sentiment également), en la regardant à nouveau, je me suis quand même dit que c'était très bien ainsi.
Pas de fioriture, pas de combats à rallonge chiant... On va a l'essentiel.
Et si vraiment on est pas satisfait, l'épilogue est là pour sustenter les plus grincheux. Au delà, c'est attendre beaucoup trop d'une intrigue qui n'a jamais eu les prétentions que certains lui porte.
C'est cliché à dire, mais ici le voyage est plus important que la destination.

Citation :
On est sûr une des œuvres les plus intelligentes de ces dernières années. Loin devant SAO. Très loin même en fait.

Salaud ! C'est exactement la série à laquelle je pensais quand je parlais de la nouvelle génération qui me déplaît.
Enfin on en reparlera ! Faut juste que je peaufine quelques trucs.

Citation :
Prix de coffret bien trop cher pour un anime génial avec une VF excellente qui plus est.

Je pense qu'on est tous d'accord pour dire que l'édition Française est hors de prix et injustifiable.
Mais là on touche à un problème plus global de la Japanime à ce jour : ça devient un truc de bourgeois (je mets les manga à part).

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Miatt
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MessageSujet: Re: Kill la Kill   Mer 7 Sep - 23:10

Je suis désolé, mais Naga est pas crédible.
Alors elle passe parce que c'est la seule comme ça, mais ils ont abusé dessus tout de même.

Après j'ai pas trouvé la fin si rushé que ça, mais la série je la prenais déjà de base au 2nd degré. Je crois que le pire/meilleur moment c'est
Spoiler:
 

Après le gros souci de kill la kill, c'est que j'ai accroché ni à la plastique de Satsuki, ni de la mère.

Cela dit, je me pose toujours autant la quetsion du message.
Fin, il est évident que ce qui a créé l'univers, c'est le fameux "on est ce qu'on porte".
Je vous renvoi d'ailleurs à cette excellent vidéo d'horizon-gull

Mais à côté, le parcours de Ryuko n'en tient pas vraiment compte(pas d'opposition non plus donc). Et pourquoi au début on nous parle de Hitler?
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